Les droits voisins et l'autorisation qu'on vous demande

Simon

Simon

Dernière mise à jour le Sep 22, 2026

Quand un de vos enregistrements passe à la radio, à la télévision, dans un lieu public ou sur une webradio, une rémunération est due. Ce n'est ni du streaming ni de l'édition : elle porte sur l'enregistrement, et elle existe même si vous n'avez pas écrit la chanson.

Elle se coupe en deux

Cette rémunération se divise à la source, et les deux moitiés ne vont pas au même endroit.

  • La part producteur revient au propriétaire de l'enregistrement. Dans presque tous les cas, c'est vous : votre contrat de distribution vous laisse propriétaire de vos masters.
  • La part artiste-interprète revient à celui qui joue ou chante dessus, et lui est versée directement.

On ne vous demande que la première.

Ce qu'on fait de la part producteur

Si vous nous y autorisez, on déclare vos enregistrements et on va chercher cette part pour vous : auprès de la SCPP en France, et via Rights'Up, notre partenaire de collecte, dans le reste du monde.

Vous percevez 100% des sommes nettes qui nous sont reversées. On ne prélève aucune commission sur les droits voisins. Les frais de collecte des sociétés et de Rights'Up sont déduits en amont et ne dépendent pas de nous.

La part artiste-interprète est à vous d'aller chercher

On ne peut pas la percevoir à votre place, et personne ne peut s'inscrire à la vôtre. Si vous êtes l'artiste principal de vos enregistrements, inscrivez-vous directement à l'ADAMI. C'est gratuit, ça se fait en ligne, et on vous demandera votre identité, vos coordonnées bancaires et la liste des enregistrements sur lesquels vous jouez ou chantez.

Les sommes sont rétroactives sur plusieurs années, donc s'inscrire tard vaut mieux que ne pas s'inscrire. Si des musiciens jouent sur vos titres, parlez-leur de la SPEDIDAM : leur part existe aussi et personne ne la réclamera pour eux.

Répondre à l'autorisation

La première fois que vous vous connectez depuis sa mise en place, la question vous est posée une fois, par artiste. Il y a trois réponses et les trois vous laissent continuer :

  • J'autorise - on déclare les enregistrements de cet artiste.
  • Je refuse - on ne les déclare pas. Rien d'autre ne change : ni votre distribution, ni votre rémunération.
  • Plus tard - on vous repose la question dans une quinzaine de jours.

Si vous avez plusieurs noms d'artiste, vous répondez pour chacun sur le même écran, d'un seul coup.

Changer d'avis, et retrouver la page

Tant qu'une réponse manque, vous voyez un rappel en haut de l'application et une pastille à côté de Profil artiste. Vous pouvez rouvrir la question à tout moment depuis vos droits voisins, ou depuis la carte Droits voisins de votre profil artiste.

Une décision n'est jamais définitive. Le retrait prend effet dès que les sociétés concernées l'ont enregistré, ce qui peut demander jusqu'à soixante jours.

Combien, et quand

Soyons honnêtes : c'est lent et ça commence petit. Les sociétés répartissent avec un à trois ans de décalage, et les montants dépendent surtout de la diffusion en radio et en lieu public, pas du streaming. Sur une musique surtout écoutée en ligne, ça reste modeste longtemps. L'intérêt est que les déclarations sont rétroactives : ce qui est déposé aujourd'hui va chercher ce qui était dû hier.

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